Princesse Tam Tam, Dentelle et Kate

Soldes obligent, ma carte bleue est fortement sollicitée, mais les rabais ne m’empêchent pas de continuer à questionner les boutiques dans lesquelles je réalise mes achats sur la provenance  (ou les matières, ou les techniques employées) des produits que je choisis.

Aujourd’hui Princesse Tam Tam m’a conduite à poser des questions sur la dentelle utilisée pour les sous-vetements proposés par l’enseigne.

Il y a quelques années, Princesse Tam Tam, nommé ainsi en s’inspirant d’un film dans lequel jouait Joséphine Baker, proposait quelques pièces de lingerie en dentelle de Calais.
Toute la presse féminine en parlait, et je me souviens être allée en boutique et avoir été déçue de ne trouver qu’un ou deux modèles seulement dans cette matière. Je me souviens aussi qu’à l’époque, la provenance des autres modèles restait inconnue.

Aujourd’hui à la question : “mais d’où vient votre dentelle?” la réponse était : “toute la dentelle est française ici Madame”.

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Pourtant que ce soit sur l’e-shop ou en boutique, tous les modèles comprenant de la dentelle ne comportent pas la mention ” dentelle française”! Comme par exemple leur nouveau modèle “innovant” “air innovation”

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Pour le logo” dentelle française”, Il a fallut que je fouille un petit peu pour retrouver l’un des modèles sur le site de l’entreprise plus que centenaire de Caudry: Sophie Hallette.

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Et c’est là qu’on en arrive à Kate!  Car c’est Sophie Hallette qui a proposé la dentelle de la robe de mariée de Kate Middleton!

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La situation était ironique quant on sait que la technique des métiers leavers avec lesquels la dentelle est produite à Calais et à Caudry a été “empruntée” de façon peu honnête aux anglais!

Mais laissons de côté la princesse Kate pour en revenir à Princesse Tam Tam :

l’enseigne est très discrète sur ses fournisseurs et ses sites de production.
Est-ce parce que seule la dentelle est française ( pour partie) et que la production est délocalisée?

La question reste entière et je continuerai à guetter tout article plus complet que la promotion faite sur le site de l’enseigne qui reste bien évasive!

 

 

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Petit Bateau dans l’armada de Concerto

Petit Bateau gère bien sa com’ et atteint tous les publics!

Au début du mois, c’est LA Princesse Kate qui apparaissait dans Vogue en marinière Petit Bateau , chic, sobre, mais avec un soupçon d’originalité avec la poche cousue en perpendiculaire.
(ça c’est pour la modeuse)

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image piquée chez Vogue

En ce milieu de mois c’est la com’ mail à destination de celles ( et ceux) qui sont inscritEs dans la liste des clients achetant par internet qui séduit particulièrement.
(et ça c’est pour la maman habituée à raconter des histoires à ses enfants et constamment pré-occupée par les problèmes logistiques du quotidien)

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image du site Petit Bateau

A travers l’intitulé: Nouveau Navire Logistique : livraisons retardées mais offertes , Petit Bateau amène avec Poésie et Fantaisie un sujet technique qui peut expliquer une dégradation ponctuelle de son service de livraison.

Petit Bateau déménage et va maintenant “stocker” dans un entrepôt localisé à quelques kilomètres de Troyes ville où est stationné depuis maintenant plus de 120 ans son “Navire Amiral” , initialement son unique usine, maintenant sa petite usine de niche et son siège social!

Et pendant ce déménagement, Petit Bateau soigne ses clients en valorisant son projet de déménagement et en offrant la livraison.

On aurait presque envie de commander spécialement, non pas pour bénéficier de la livraison gratuite mais plus pour connaître toutes les étapes de la conception du produit en passant par sa fabrication jusqu’à la livraison .
Petit Bateau sait si bien raconter les histoires!
C’est dommage car je crains que celle-ci ne soit pas écrite pour des raisons liées aux différentes polémiques et non-dits sur cette “Maison Française de Qualité” ( mais ça, cela a déjà été évoqué ici)

Petit Bateau indique donc que cet entrepôt de stockage de près de 45 000 m2 livré par la société Concerto European Developer, rassemblera ses deux activités logistiques principales: la livraison vers ses magasins et la livraison aux clients du e-commerce et emploiera au total 450 personnes.

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image piquée sur le blog de Petit Bateau

Et le déménagement c’est maintenant!
L’objectif annoncé de la marque est de garantir un meilleur service et surtout de continuer sa progression à l’international!

Et finalement, qui de mieux comme ambassadrice internationale que Kate?!

 

 

Ici ce n’est pas le JDD mais …

….Circonstances obligent je voulais m’exprimer sur l’actualité du moment.
Faute de temps ( et aussi parfois d’idées) cette page a des difficultés à survivre et je m’étais fait la promesse de ne jamais parler politique ici.
Pour cet article de passage qui je l’espère sera suivi d’autres billets plus régulièrement, je n’aborderai donc pas la politique mais plutôt l’actualité.

Depuis le début de la semaine on parle partout de l’affaire “Denis Beaupin”, il y a quelques jours on lisait une histoire incroyable sur “Michel Sapin et une culotte”,  hier j’ai lu l’hebdo La Semaine de Metz qui titrait en Une: “Elles racontent”, et ce matin plusieurs femmes politiques s’expriment dans une tribune dans le JDD.

Jusque là , je me disais “c’est fou toutes ces histoires” mais cela ne risquait pas de m’émouvoir car sans être victime d’incidents graves le milieu professionnel dans lequel j’évolue est très masculin et je fréquente tous les jours une forme de sexisme mais je m’en amuse et “ça passe” à force de dérision et de “je ne me laisse pas faire”….

Je suis CONTRE tous les évènements et tous les efforts faits par les entreprises pour “protéger” les femmes au sein de l’entreprise ou pour promouvoir la place de celles-ci dans l’entreprise. Ces évènements sont pires que mieux car ils génèrent des commentaires voire même de la jalousie. Hommes et Femmes ont le droit à l’accès à des journées récréatives et informatives sur le télétravail et sur le temps partiel! Que seules les femmes y accèdent est aussi discriminatoire .

Mais je suis POUR la promotion faite auprès des plus jeunes encore en études sur l’importance de l’accès aux femmes à tous types de métiers y compris ceux dits masculins ou en milieu masculin .

Seulement, dans tout ce que je cite ci-dessus cela n’implique QUE les femmes , ou SEULEMENT les femmes dans leur relation avec l’homme dans le milieu professionnel ou dans le quotidien.

Et c’est bien là que réside LE problème selon moi : la mixité, la parité, mais surtout le respect ne fonctionneront que lorsque tout le monde sera impliqué.

On pose aujourd’hui LA problématique comme celle des femmes , gérées par les femmes, mais on voit trop peu d’hommes réagir publiquement spontanément sur ce sujet du sexisme.
Pourtant cette problématique n’est pas une problématique de sexe mais une problématique de société et sa gestion doit impliquer tout le monde femmes comme hommes.

Ce matin, petit déjeuner au salon de thé chez la Pâtisserie Jean à Metz ( une des meilleures :-)), je suis interpellée sans injures mais avec lourdeur et insistance par un jeune homme de moins de 30 ans qui ne me lâche pas malgré ma demande, je hausse le ton en regardant mes voisins. Plusieurs personnes sont dans la salle, l’équipe chez Jean est composée uniquement de femmes. C’est une dame de plus de 60 ans qui m’est venue en aide en levant la voix et en demandant à cette personne de quitter les lieux. La chef d’équipe du salon de thé intervient également, je donne le coup de grâce et cette importun disparaît….

Mais messieurs, vous qui étiez présents et certainement plus impressionnants pourquoi n’avez vous donc pas réagi?

Et des exemples de cet ordre, vous êtes nombreux à en connaître. Pour moi c’était l’élément déclencheur à l’écriture de ces quelques lignes.

Définitivement, tant que la problématique de sexisme ne sera portée que par des femmes et pour les femmes et qu’elle n’impliquera pas les hommes autrement que par une communication parfois agressive, alors le problème persistera !

Soyons tous respectueux et solidaires au sein de nos professions et milieux .

Messieurs nous attendons que vous vous exprimiez  et que vous vous saisissiez de la/des problématique/s également!
Le groupe de travail ” comment gère-t-on le sexime dans le milieu professionnel ou politique?” doit être mixte!

(maj du 26/06/16: toujours pas de réactions dans les médias, et l’actualité sociale semble avoir fait oublier l’affaire Baupin)

 

 

 

 

 

 

Desseilles Laces, La dentelle qui fait Waouh?

Le sujet est triste et compliqué, mais je voulais que le titre soit aussi optimiste que possible et qu’il reprenne en partie les propos de l’un des  cadres qui avaient repris l’entreprise en 2011.

Si vous ne deviez regarder qu’une seule vidéo sur la production de la dentelle de Calais il faudrait regarder celle-ci avant de continuer à lire ces quelques lignes.

 

Ce qui entraine la rédaction de ce modeste billet c’est qu’il m’a été relayé via Facebook une pétition sur Change lancée par Desseilles Laces le 24 décembre 2015 pour mettre en lumière les dernières problématiques rencontrées par l’entreprise, et qui pourraient la conduire définitivement à la liquidation.

L’histoire de cette entreprise depuis une dizaine d’années est marquée par les licenciements qui l’ont fait passer de 400 salariés à environ 70 en moins de dix ans. On retrouve aisément l’historique de ces placements en redressement et menaces de liquidations dans l’historique des pages de la Voix du Nord.

Mais au delà de ces 10 ans d’Histoire, Desseilles s’inscrit dans une véritable tradition en très grande perte de vitesse qu’est la dentelle de Calais.
Le reportage de France2 dont le lien est transmis dans la pétition est très bien construit car il montre les difficultés auxquelles Desseilles avait du faire face en 2013 et 2014 tout en montrant les solutions trouvées, les difficultés des “patrons” mais aussi celles des employés , et surtout en mettant en valeur les métiers de la dentelle qui reposent sur un vrai savoir faire.

Aujourd’hui, Desseilles doit affronter les mêmes problématiques et cela interroge sur le droit du travail et des travailleurs.
Ici les licenciements non validés par le tribunal de commerce semblent concerner des “emplois protégés” car il s’agirait de ceux de représentants syndicaux.
Alors comment s’assurer que ces emplois protégés puissent rester “productifs” et bénéfiques à l’entreprise tout en étant à vocation de représentation et de défense des salariés, y compris en période de crises?

Aussi, l’interview à lire dans Nord Littoral , indique que le coût engendré par le non licenciement représenterait 300 000 euros par an et que les discussions avec l’actionnaire envisageant l’investissement pour maintenir Desseilles sont maintenant stoppées.
Le financement participatif a-t-il été étudié? Est-ce trop conséquent et inenvisageable?

En attendant, j’ajoute mon nom à la pétition, non pas parce que je suis en accord avec l’ensemble des informations car il me semble que la problématique est bien plus compliquée que tel qu’elle est exposée, mais plutôt dans la logique de préservation de ce savoir faire et des ces 70 emplois de cette entreprise classée “Entreprise du Patrimoine Vivant”.

Et je relis avec attention un article du Journal des Entreprises qui se voulait positif sur la réussite nouvelle de l’entreprise, il y a quasi un an.

Le sujet est également cité sur Fashion Job et Le blog des associés par Yannick et Hélène sur Médiapart.

 

 

 

 

 

 

Un Noël “en carton”: Conte logistique

Au milieu de toute la publicité des sites web sur lesquels une commande a déjà été passée, il est une newsletter toujours aussi plaisante à lire, parfois même avec quelques jours de retard, c’est celle de Supply Chain Magazine.

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L’histoire de ce magazine et  de sa NL ne sont pas repris sur leur site internet, mais en 7-8 ans d’abonnement (déjà…), je n’ai jamais connu aucune répétition, et,  le contenu est sans cesse renouvelé et agréable à la lecture.

Il y est toujours question d’une logistique moderne ( avec les différents Systèmes d’Informations et d’automatisation) et pragmatique (avec des solutions innovantes ). Et si, Supply Chain Magazine a un côté publicitaire, c’est parce qu’il est gratuit et ne vit que des annonceurs. Normal donc qu’il fasse (un peu) leur promotion!

C’est seulement 50 000 abonnés qui reçoivent régulièrement cette newsletter, mon avis est qu ‘elle mériterait que le nombre de ses lecteurs soit plus grand, les annonceurs seraient alors plus nombreux, et les idées encore plus diversifiées!

Le Conte de Noël de la newsletter numéro 2178 est parfait pour ceux qui travaillent dans le domaine de la logistique , mais aussi pour ceux qui l’utilisent pour servir leurs clients, car il résume parfaitement les contraintes et les enjeux du moment.

Alors merci Jean-Philippe GUILLAUME , directeur des rédactions pour ce conte de Noël pratique avec ce Père Noël sympathique!

Je le “copie-colle” ici en y repérant quelques “références” qui y sont faites! (et qui sont une preuve de la maîtrise globale des sujets par le rédacteur)

“Conte de Noël
à l’usage
des enfants
et des parents

Noël approche. Les listes de cadeaux sont prêtes ou déjà parties. Les enfants sont désormais dans l’attente qu’un vieil homme barbu vêtu de rouge leur apporte ce qu’ils ont demandé. Pour lui, aucun droit à l’erreur. Il doit livrer le bon produit, au bon moment et dans la bonne cheminée. Et si possible intact ! Le défi est de taille car le niveau d’exigence est plus élevé chaque année. Dans le grand nord, à l’intérieur de l’immense centre de prépa de commandes, les lutins sont au taquet : malgré la mise en place toute récente d’un système automatisé, les 10 jours à venir vont être intenses. Les yeux rivés sur le grand tableau où figurent les indices de performance, le chef d’équipe, collants verts et grand chapeau pointu à pompon, ne cache pas son inquiétude. Le moindre grain de sable au niveau de l’informatique ou de la mécanisation, et c’est la cata ! « Allons-nous supporter une telle montée en charge dans des délais aussi courts ? » Se demande-t-il, alors que les premiers flocons de neige commencent à voleter au-dessus des grandes plaines qui entourent le bâtiment. Près du quai de chargement, les rennes attendent tranquillement le remplissage du traineau. Le transport ne devrait pas poser trop de problème : le Père Noël gère lui-même le dernier kilomètre. Et même si certaines mauvaises langues affirment qu‘il s’appuie sur un TMS pour optimiser sa tournée (ce qu’il nie formellement), le job a toujours été impeccable et parfaitement assumé. S’il était indisposé ou que les rennes refusent de partir, il a également prévu un back-up : DHL et UPS prendraient le relais. C’est dire que tout est parfaitement bordé ! Pourtant dans son bureau, le grand homme est pensif. Il se lève, se dirige vers la fenêtre, regarde l’horizon et murmure dans sa barbe : « Normalement ça devrait bien se passer ». Puis il retourne s’asseoir, pousse un long soupir et croise les doigts. Car même si l’on est le Père Noël et que l’on possède des dizaines d’années d’expérience, on sait que la logistique n’est qu’une suite d’imprévus et que le travail n’est correctement accompli que lorsque le colis est livré à l’heure, en bon état. Et que le client est content. JPG

 

 

Une histoire de linge de maison,STOF, rapide décryptage….

Au grand jeu de la lecture d’étiquettes “compo” des textiles, on peut parfois finir par partir à la recherche d’informations complémentaires et ne pas être déçu(e)(s) des résultats.
Mes nouveaux produits ( ici des torchons achetés dans la jolie boutique d’ameublement d’une petite ville de province des Landes)  ont donné lieu à quelques recherches et,  le site internet de l’entreprise ‘STOF’ , la marque des produits, interpelle.

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Logo STOF issu du site

 

En effet, on y apprend que c’est une très ancienne entreprise française (1900).
Et, sur le site après lecture de 27 lignes de texte on comprend que STOF ne produit pas et n’est en fait qu’un “créateur”  de modèles et un stockeur de produits finis.

Sur l’étiquette de mes nouveaux torchons on note l’absence de la mention “made in”. (à propos, le site du ministère de l’économie et des finances fait une excellente synthèse des mentions attendues sur les étiquettes “compo”)
Sur le site on lit : “Le tissu au mètre est fabriqué en France et en Europe, les produits confectionnés sont pour l’entrée de gamme fabriqués en Asie pour des problèmes de couts de revient, le haut de gamme confectionné en Europe.”On comprends que tout ce qui  été découpé et cousu, a été fabriqué en Asie, voir en Europe ( mais sans savoir où) et que tous les rouleaux de tissus sont fabriqués en France et en Europe ( toujours sans savoir où ?!)

Aussi, STOF possède les modèles, les motifs, et n’explique jamais quelle est sa politique qualité tant pour le produit que pour le processus.

Et pourtant quand il s’agit de processus et de procédés, STOFF est au top’ pour nous faire un cours complet de textile avec des descriptions techniques superflues et tout cela dans le chapitre “fabrication”.

En résumé:
STOF crée des motifs, des modèles, stocke et vends .STOF copie-colle un cours académique de production textile
STOF assure que son catalogue est issu d’une production française, européenne, ou asiatique.

En conclusion, trois deux solutions:
ou STOF n’est pas doté d’un service marketing efficace,
ou la politique de l’entreprise est de perdre le visiteur de son site internet avec de trop nombreuses informations qu’il découvre seulement si il est patient!ou c’est moi qui éprouve des difficultés à comprendre…
(possible mais décevant)

 

Paul, Sacré Charlemagne

Après avoir essuyé un refus catégorique de la boulangerie Paul de Metz d’inscrire mon achat sur ma carte de fidélité , j’ai cherché à comprendre à quoi ressemblait l’architecture de cette entreprise omniprésente lors de mes déplacements ou  après-midi de shopping.

Autant dire que j’ai découvert des éléments que je ne soupçonnais pas!

Le nom Paul est issu du rachat après la seconde guerre mondiale d’une boulangerie nommée Paul place de Strasbourg à Lille par Suzanne Mayot, petite fille de Charlemagne Mayot boulanger à Croix, et son mari, Julien Holder.

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Photo du 1er Paul issue du site du groupe Holder

Francis Holder, le fils de Julien, reprendra l’activité avec sa mère Suzanne, dès 1958 à la mort de son père. Il est jeune et ambitieux et il teste des nouveaux pains parfumés . Puis il commence à les distribuer pour qu’ils soient revendus chez Monoprix, Auchan et les Galeries Lafayette.

Il rend le fournil visible de la part de la clientèle et devient un incontournable du Nord.

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Logo Groupe Holder, image issue du site

Il développe un véritable groupe, le groupe Holder qui contient 3 enseignes de vente de produits de boulangerie:  Paul dirigé par Maxime Holder, Saint Preux et la Manufacture du Pain.
Mais le groupe rachète aussi Ladurée,  il y a plus de 20 ans qui est dirigé par David Holder.

Au sein du groupe, il y a également Château blanc qui est le fabricant des “pâtons” qui n’ont plus qu’à être cuits dans les fournils visibles des boulangeries Paul.

J’ai compris aussi que les macarons de chez Ladurée étaient issus des mêmes ateliers initiaux que ceux de chez McCafé, Monoprix et Paul et que certains clients s’inquiètent à juste titre de savoir si les recettes sont bien différentes entre les enseignes.

Bref, le groupe Holder développé par Francis Holder a déployé de nombreuses tentacules à travers le monde en mettant en avant le côté franco-français de l’enseigne et des produits, et tout cela se fait “en famille”!

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David Holder, Photo mégalo issue du site de Ladurée
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Maxime Holder Photo issue de Lille Grand Palais

 

Cependant, et c’est ce qui explique que ma carte de fidélité n’est pas la bienvenue partout : pour ne pas investir de fond trop conséquents, le groupe a ouvert la possibilité de franchise . Les Paul à l’étranger sont donc majoritairement franchisés et ceux des gares et de certaines villes de France le sont aussi.

En Lorraine j’ai compris que les Paul de Metz et Thionville étaient associés au même propriétaire et après ces découvertes, me voilà résolue à abandonner ma carte de fidélité et fréquenter les “vraies boulangeries” où la farine est transformée sur place en délicieux pains et viennoiseries au risque que le choix ne soit pas aussi développé que chez le richissime industriel .

Alors, Fini la baguette Charlemagne (nommée ainsi en hommage à l’arrière grand-père premier boulanger de la lignée),

fini les gourmandises au chocolat à la gare de l’est après les réunions à Paris,

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Gourmandise, photo paul.fr

et terminé les cannelés ailleurs qu’à Bordeaux!

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Cannelés, paul.fr

 

 

 

 

 

 

 

J’ai appris ce que j’ai écrit ici:

France Soir qui consacre un articule à l’enseigne pour les 120 ans.

L’observatoire de la Franchise

Un vieil article des Echos

Sur le blog Painrisien.com     que j’ai découvert et que je vais suivre dorénavant.

 

 

 

A voté !

Dans le très beau cinéma Caméo-Ariel de Metz est actuellement diffusé le film Les Suffragettes qui s’avère être un bon film du dimanche après-midi.

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Histoire, émotion, costumes, gros casting, tout est fait pour que le divertissement soit efficace!
En bonus, il est un excellent rappel de ce qu’a pu être le combat des anglaises pour les droits des femmes.

Tout l’intérêt du film est qu’il se place du côté des ouvrières et des femmes de la classe moyenne de l’époque en mettant en avant l’importance que celles-ci ont eu dans le combat pour l’acquisition du droit de vote des femmes.

En 1918, les femmes anglaises de 30 ans peuvent voter. Et oui, et elles votent avant les françaises alors que leur nom “Suffragette” est issu du français comme référence à la Révolution Française.

En France, il faudra attendre la fin de la deuxième guerre mondiale pour que le droit de vote soit octroyé aux femmes. En effet, leur implication dans la Résistance rendra cette décision incontournable.

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Le délai d’acquisition de ce droit en France s’explique par le côté conservateur du Sénat qui a,à plusieurs reprises refusé des propositions de lois validées par l’Assemblée Nationale entre 1919 et et 1940. En effet, le Sénat expliquait craindre que l’emprise de la religion sur la population féminine vienne troubler la décision récente de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

En Moselle, aucune trace sur internet du combat féministe pour l’acquisition du droit de vote. Peut-être que la période d’annexion allemande a limité ces possibilités de manifestation et d’expression.

C’est en effet avant la fin de la période d’Annexion Allemande qu’émerge en France une forme de presse féminine engagée à l’image du journal : La Française,  dont la parution débute en 1906. Et si les allemandes peuvent voter dès la fin de la première guerre mondiale en 1918, le combat féministe semble ne pas avoir été présent en Moselle entre 1870 et 1918.

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Reste maintenant à savoir si ce droit de vote si difficilement acquis est exercé à la hauteur des difficultés rencontrées et si l’actualité amènera de nombreux électeurs aux urnes lors des prochaines (proches) élections.

 

Bibliographie:
Ici on parle de La Française
Ici on parle de la chronologie de l’acquisition du droit de vote des femmes

 

Courrèges : Mini mini waouh!

Courrèges est un des noms de couture remarquable des années 60 en France.
André Courrèges son créateur et directeur artistique est ingénieur diplômé mais s’est formé à la Haute Couture chez Balenciaga.

Avec Mary Quant,  il se dispute l’invention de la mini-jupe, mais à dire vrai, quelle importance, car il reste l’inventeur d’un style épuré, percutant, ultra-moderne et féminin.

Les vedettes de l’époque sont habillées par Courrèges et toutes les jeunes femmes cherchent à imiter le style si leur portemonnaie ne leur permet pas de s’acheter les pièces authentiques.

Et pour cause, toutes les images qui nous viennent à l’esprit de la “Génération Yéyés” sont inévitablement liées au dressing Courrèges ou aux collections de ceux qui ont suivi la tendance “futuriste” (Paco Rabanne)

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Françoise Hardy en blanc de chez Courrèges Photo trouvée sur Pinterest

André Courrèges débordait d’idées et, avant de diversifier sa production avait également dessiné son usine de Pau au lignes très en lien avec l’esprit de la fin des sixties.

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photo Courrèges

De la fin des années 70 aux années 2000 l’entreprise est en mode “petite vitesse”, elle passe entre les mains d’un groupe japonais, la production française cesse et l’usine ferme.

En 2011, Coqueline Courrèges qui dirige l’entreprise à la diffusion désormais confidentielle souhaite revendre et c’est les deux sexy publicitaires messins Frédéric Torloting et Jacques Bungert qui rachètent l’entreprise .

Photo trouvée sur le site CourrierCadres.fr
Photo trouvée sur le site CourrierCadres.fr

L’usine, nommée l’Atelier est rénovée et assure depuis la confection de tous les prototypes et de certaines séries de produits en employant une quarantaine de personnes.

Tout le reste de la production est assuré par des sous-traitants français formés à l’Atelier . ( une exception est faite avec un fournisseur italien).

Du “fabriqué en France” qui peut faire sautiller Arnaud Montebourg lors de l’inauguration de l’Atelier. (le magazine Closer indique même que “Madame” a été relooké par la maison Courrèges)

Pour les publicitaires, l’investissement est intéressant car il s’appuie à la fois sur un savoir faire de production ( la couture de “textiles techniques” n’est pas aisée) mais également sur un patrimoine exceptionnel. En effet plus de 25000 pièces pour certaines datant des années 60 sont stockées à Pau et permettent de trouver source d’inspiration pour les nouvelles collections et conserver l’esprit de la marque.

Depuis ce rachat et cette inauguration, la marque redevient incontournable.
Les collab’ ont été sélectionnées avec soin et on permis d’atteindre différents publics: La Redoute pour le prêt à porter, EastPack pour la bagagerie, Estee Lauder pour les cosmétiques

Après les vedettes des sixties/seventies la marque habille maintenant les stars de la télévision . ( info closer!)

La marque souhaite développer son nombre de points de ventes et a même ouvert un boutique au Luxembourg.

C’est dans cette boutique que j’ai pu découvrir la collection actuelle, invitée par Janette, un magazine féminin pop et rafraîssant , mais malheureusement uniquement distribué au Luxembourg. (ma visite sur Instagram :-))

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Et c’est séduite par la collection, les matières, les couleurs et l’accueil qui m’a été réservé que j’ai rédigé ces quelques lignes!

Alors à quand une ligne bis avec des produits aux prix un peu plus accessibles et qui permettraient d’accroître la production à Pau?

Et surtout, a quand la vente des pièces vintage stockées à Pau ?

je veux bien cet imper’ :

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Notes:

Pour rédiger cet article en plus des liens “à cliquer”, j’ai lu:

wikipédia , un blog luxembourgeois, le site de l’ina (superbe vidéo) , le courriercadres , l’usine nouvelle, le blog de “by lalée”, et Vogue. C’est sur ces sites que j’ai “emprunté” les images, Merci.

Le Tyvek magique et la Pappwatch

Tyvek, ça sonne chimique, et c’est bien normal car il s’agit, au même titre que le Lycra, le Néoprène et le Nylon d’une invention des grands chimistes américains DuPont . ( E.I. du Pont de Nemours et compagnie)

Ces grands maîtres des matières plastiques ont  été les pionniers dans l’innovation de ce domaine et ont donc crée un bon nombre de produits dont ce fameux Tyvek dont il est question aujourd’hui!

1a2_microscopeimage trouvée sur le web chinois

Le Tyvek c’est un matériau souple issu du liage de fibres de polyéthylène et ce qui génial c’est que cela s’apparente à du papier mais un papier magique souple indéchirable et résistant à l’eau!

Et le top c’est que DuPont et ceux qui commercialisent le Tyvek sous forme de produits dérivés le vendent comme “recyclable”!

Tyvek a donc tout pour plaire !

Il a séduit l’entreprise Berlinoise du si dynamique quartier de Kreuzberg : I like paper
I like paper a elle-même séduit le grand magasin du commerce responsable Altermundi

En effet, depuis peu dans les rayons de ce magasin et sur le e-shop, il est possible d’acheter des montres imprimées en Tyvek produites à Berlin  (la mienne sur mon compte instagram)

L’idée de la montre bon marché ( 20 euros), personnalisable, et résistante est excellente et l’initiative berlinoise mérite d’être saluée et promue.

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Cependant ( et c’est là qu’intervient le “mais”) le marketing associé sur la notion “développement durable” n’est pas précis et je ne suis pas certaine que cette montre ait sa place dans les rayons d’ Altermundi.

Explications:

1.Chez Altermundi, la montre est vendue par les conseillers/conseillères comme du papier recyclé,
le Tyvek n’est pas du papier mais du nontissé et il n’est pas recyclé, mais il est recyclable.

2.Sur le site de la marque I like paper, le Tyvek est vendu comme recyclable jusqu’à 5 fois.
Ce n’est pas le Tyvek qui est recyclable mais la fibre de polyéthylène qui l’est, et généralement après sa première utilisation en Tyvek, elle finit recyclée en pièces plastiques ( film, tuyau souple, etc…)

3.Et enfin sur le site de DuPont, le Tyvek est tellement magique qu’on finit par dire que si on l’enterre, il mettra certainement longtemps à se dégrader car il est stable dans le temps, mais il ne perturbera pas l’environnement.

Donc, si les sujets tellement “développement durable”:
-encre d’impression,
-lieu de production du Tyvek ( Luxembourg ou US?),
-coût énergétique de production,
-coût énergétique du recyclage,
-transport,

ne sont pas abordés, l’aspect “recyclable sous condition” et non “recyclé” suffit à dire que cette montre n’a pas forcément toute sa place dans les rayons d’un magasin “responsable”.

Alors,OUI, achetez la montre sur le site de I like paper, personnalisez-là car c’est un chouette accessoire et que la technologie est sympa mais n’imaginez pas faire une bonne action pour la planète !

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Notes:

Cet article m’aura permis de découvrir la grande machine marketing de la société DuPont avec ses fiches techniques précises et ses vidéos un peu inquiétantes (la musique, quelle horreur) mais percutantes sur sa chaîne youtube!

Aussi j’ai appris qu’il y avait de la production de Tyvek à Luxembourg et que l’entreprise se visite parfois.